Entourage: Histoire d’un comeback avorté

entourage 1Après une attente de quatre ans depuis la fin de la série, c’est avec impatience que le film Entourage est sorti en salles, mercredi dernier.

Ce sequel de la série éponyme se situe huit mois après le mariage de Vincent Chase (Adrian Grenier) qui s’est soldé par un échec. La huitième et dernière saison avait déjâ laissé les derniers téléspectateurs estivaux sur leur faim, en nous plaçant une happy ending (qui n’avait pas lieu d’être) pour Vincent Chase, après sa lente descente aux enfers! Le film était donc un moyen de rectifier le tir et de nous offrir une conclusion plus appropriée pour les personnages!

Ce qui frappe le plus les spectateurs qui n’ont pas eu l’occasion de voir la série, c’est qu’il n’y a ni réel début, ni fin, ni même un quelconque but dans le film, c’est juste l’histoire d’une tranche de vie. C’est cet élément qui fait la force et la plus grande faiblesse de ce long métrage. Le spectateur se retrouve dérouté par l’enchaînement de scènes, qui mène à un dénouement pas vraiment concluant!

entourage 2Le fan inconditionnel de la série verra les références aux précédents films de Vince (Aquaman, Medellin) ou encore les guests déjà présents dans la série (Jessica Alba, Mark Wahlberg). Mais ce sont bien les seuls points positifs qui vous tireront tout au mieux un sourire! Cette production accumule les scènes explicites, les stéréotypes à outrances et les stars en ne sachant plus quoi en faire, pour pallier le manque cruel d’intrigue. Le concept de lifestyle porn (mode de vie fantasmé) est également porté à son outrance.

Suivant la continuité de la série, Vince apparaît absent, sans réelle ambition et tout en fadeur! C’est Drama qui surprend le plus, malgré sa crise existentielle qui a déjâ été vu et revu, on se surprend à avoir de la peine pour lui. Ce n’est donc pas étonnant que la scène finale se concentre sur sa réussite et son célèbre ‘Victory’! On n’est également pas déçu par le personnage narcissique et mégalomane d’Ari Gold (Jeremy Piven), fidèle à lui même, qui porte ainsi seul le film. Inutile de préciser le rôle des personnages féminins qui est quasi inexistant, stéréotypé ou creux (Petite exception pour le personnage incarné par Ronda Rousey). La femme est tour à tour présentée (sans mysogynie aucune!) comme un fantasme (Emily Ratajkowski) ou comme une source d’ennui (La femme d’Ari).

entourageOn vous mentirait si l’on ne vous disait pas que l’on attendait mieux de ce sequel. On vous mentirait aussi si l’on vous disait que les rapprochements avec Very Bad Trip et d’autres comédies Américaines de ‘mâles’ sont évidents. Toutefois, souvenons nous de la belle époque dans laquelle Entourage abordait des thèmes comme la crise existentielle masculine ou encore les dessous de la clinquante Hollywood.
On préfère se rappeler d’Entourage comme l’une des premières séries qui nous présenta pour la première fois le concept de Bromance (comprenez par là: Amitié Fraternelle), et qui rythma les étés de milliers d’Américains pendant huit années sur HBO.

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